Le Tết Nguyên Đán est la fête du Nouvel an Vietnamien. C'est la fête la plus importante de l'année. C'est une débauche de couleur, une explosion de pétards, les quartiers rivalisent d'ingéniosité pour être les meilleurs dans leurs décorations.

Tous les membres de la famille se réunissent, nettoient la maison familiale puis se mettent en cuisine pour préparer les plats et les présenter sur l'autel des ancêtres, avant d'être mangés ensemble.

La fête a lieu le jour de la première nouvelle lune, au milieu de la période séparant le solstice d'hiver de l'équinoxe de printemps , entre le 21 janvier et le 20 février. Les festivités durent du premier jour de l'an au troisième, mais peuvent très bien s'étaler sur une semaine…

Le nouvel an lunaire au Vietnam

Les origines 

L'origine du Têt vietnamien est toujours controversée, mais la plupart des informations indiquent que la fête du Têt est originaire de Chine et a été importée au Vietnam pendant 1000 ans sous la domination de la Chine.

Selon une autre hypothèse, les Vietnamiens ont célébré le Têt à la dynastie des rois Hung, c'est-à-dire 1000 ans avant la période de domination chinoise.

Un ancien livre parlant de la vie des Giao Chi (le nom d’un tribu considéré comme les ancêtres des Vietnamiens) du point de vue d’un chinois voyageant à leur territoire a écrit : « Le peuple Giao Chi se rassemble souvent en groupes pour danser, chanter et jouer pendant plusieurs jours pour célébrer une nouvelle récolte. Non seulement les paysans, mais aussi le haut niveau de la société, comme les mandarins, les seigneurs participent également à cette fête ».

L’origine du mot Têt pourrait être « tiêt ». Comme le Vietnam appartient à la civilisation de la riziculture, selon l’ancien calendrier, une année a été divisée en 24 « tiet » - 24 périodes.

La période la plus importante est le « Tiet Nguyen Dan » qui marque le début d'un cycle de culture, cela est connu plus tard sous le nom de « Tet Nguyen Dan ».

Le Têt est généralement fêté le même jour que le Nouvel An chinois, puisque le Vietnam et la Chine possèdent le même calendrier, de type luni-solaire. Néanmoins, la période d'observation de la nouvelle lune, qui marque le début de l'année, peut varier d'un jour selon les capitales respectives d'où elle est observée. La fête de ces deux pays ont aussi leurs caractéristiques propres.

Les pratiques traditionnelles dans la fête du Nouvel an lunaire du Vietnam

Comme la fête du Têt porte l’esprit de la fin d’une année lunaire, dès le moment qu’elle commence (normalement après le minuit du dernier jour dans le calendrier lunaire), toutes les actions qu’on ferait vont influencer la fortune de la personne pendant le nouvel an.

Pendant les premiers jours tout acte ou parole grossière sont bannis. Les actes doivent incarner l’harmonie et l’amour du semblable car ils refléteront les douze mois à venir.

On a l’habitude de faire des activités qui symbolisent ou emmènent la chance. Alternativement, au fur des mesures, les activités ne restaient pas sur la chance mais aussi sur l’intellectuel, la fortune, la santé, etc.

Le « Khai but » : C’est l’action d’écrire les premiers caractères dans la première journée du nouvel an. Cela symbolise le commencement de la chance et le succès dans les études et dans la carrière professionnelle.

Le nouvel an lunaire au Vietnam - Le " Khai but"

Le « Khai an » : C’est une tradition qui avait été commencé depuis longtemps. Comme le Vietnam avait passé beaucoup de dynastie féodale, il avait la tradition de mettre les sceaux sur les documents des autorités: le roi, les officiels, etc. Alors, dans l’occasion du nouvel an lunaire, les autorités publiques inaugurent leurs sceaux officiels sur les nouveaux oeuvres.

Le « Xong dat » : Le Tet est l'occasion pour les familles d'aller à la pagode ou de visiter leurs parents et amis. Toutefois, on prête attention à ne pas visiter trop tôt les autres familles : le premier visiteur de l'année apporte avec lui la chance ou la malchance. Pour déjouer le sort, certains chefs de famille sortent donc de leur maison à minuit et rentrent aussitôt après. On peut aussi inviter une personne qui a réussi ou jugée particulièrement chanceuse à faire le « xong dat ». Elle va être le premier visiteur de l’année qui apporte la chance à la famille du propriétaire.

Le « Xuat hanh » : Cela signifie un premier voyage dans l’année. Si l'heure de départ et la direction sont bien choisies, on aura plus de chance et une évolution favorable dans la carrière.

Les symboles de la fête du Nouvel an lunaire

Les enveloppes rouges (« bao li xi » en vietnamien) : Elles sont remises aux plus jeunes et aux membres de la famille proche le premier jour de la nouvelle année lunaire. Elles contiennent un peu d’argent et surtout des vœux. La formule de salutation rituelle est « phúc lộc thọ » (« bonheur, prospérité, longévité »).

La couleur rouge : symbole de chance, et souvent choisie pour les habits traditionnels et les décorations.

Les fleurs : Deux fleurs notamment sont particulièrement présentes pendant le Têt : la fleur de pêcher (Nord Vietnam) et la fleur d’abricotier (Sud Vietnam). La première, de couleur rose foncée, incarne la chance et la prospérité. La seconde est de couleur jaune et brillante et apporte la sérénité au foyer. Elle incarne la paix et la longévité puisque cet arbuste peut vivre des dizaines, voire des centaines d’années.

Le nouvel an lunaire au Vietnam  - Fleurs du pêcher

Le kumquat : Quand arrive le nouvel an lunaire, les familles vietnamiennes achètent un arbre à kumquat car cet arbuste donnant de petits agrumes est un symbole de prospérité.

Le « banh chung » : De forme carrée, confectionné dans les jours précédents le nouvel an, il est cuisiné à partir de quatre ingrédients principaux : les feuilles « dong », le riz gluant, le haricot mungo et la poitrine de porc.

Le « cay neu » : Comme la superstition vietnamienne croit à l’existence des mauvais esprits ou des malveillances, dans la fête du Têt, les gens prennent les cay neu ou l’« arbre – tabou » comme un instrument d’exorcisme. Il s’agit d’un bambou planté au milieu de la maison ou dans la cour. On attache des rubans rouges à son bout, des plumes ou des cloches en terre cuite. Cet arbre porte aussi un autre sens: un guide pour que les ancêtres puisse retrouver les maisons de leurs descendants quand ils retournaient à la Terre de participer à la fête du Têt. Le coutume de plantation d'un cay neu devient moins courante, notamment dans les villes.


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